Sauver Willy

keiko et Jason James Richter dans Sauver Willy
Sauver Willy

# Posté le dimanche 23 juillet 2006 08:55

Modifié le samedi 17 novembre 2007 11:46

Les méthodes de capture

Les méthodes de capture
Le filet à seine

Pendant de longues années, les dauphins tursiops de l'Atlantique ont été capturés sans difficulté le long des côtes de Floride et du Golfe du Mexique.
Les méthodes de capture en eaux peu profondes exigent la présence de deux bateaux hors-bords. Le premier est destiné à encercler les cétacés avec un filet à la traîne disposé en demi-cercle (seine net) et l'autre est affecté au transport des captifs.
Un petit avion de repérage est quelquefois utilisé pour localiser préalablement les animaux. Une fois que tout est en place, un second filet, plus petit, est placé à l'intérieur du cercle et tendu sur une distance de 10 à 12 mètres en diamètre, afin de réduire complètement les mouvements des dauphins. Lorsque le piège se referme, les dauphins commencent habituellement à heurter le filet , en s'y empêtrant davantage et augmentant par là le risque de noyade. Les animaux prisonniers des mailles du filet sont sortis les premiers et tirés à bord.

On les mesure, on détermine leur sexe et l'on procède à un bref examen physiologique (Cornell,1986). Asper (1975) a déclaré à ce propos que les animaux étaient choisi selon certains critères : les plus grands pour la reproduction en bassin, les jeunes de 3 à 5 ans pour le dressage.
Le National Marine Fisheries Service n'ayant jamais jugé utile de contrôler ces opérations, le nombre d'animaux tués à cette occasion reste inconnu. Les prises en eaux territoriales américaines sont censées avoir
pris fin en 1990 mais continuent ailleurs dans le Golfe du Mexique, notamment près de Cuba.




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Le filet-cerceau
La technique du filet-cerceau détachable est principalement utilisée pour capturer les cétacés de haute mer qui pratiquent le «bow-riding" (nage devant la lame d'étrave d'un navire ). Cette technique a notamment été utilisée pour attraper une baleine grise, de fausses orques ou des bélougas, et se pratique encore couramment pour la capture des dauphins bleu et blanc du Pacifique ou les globicéphales.
L'homme chargé de la capture se tient en avant du bateau, sur une avancée de la proue, et s'efforce de positionner le filet lorsque les mammifères font surface pour respirer. Une mise en place efficace du processus provoquera le détachement du filet, emprisonnant aussitôt l'animal, lequel est d'ores et déjà relié à une bouée et à une corde pour le récupérer. Lorsque le mammifère marin est ramené contre le bateau, un harnais lui est passé sous le corps et permet de le hisser à bord (Cornell 1986). Lors des premières captures, on utilisait fréquemment le «tail-grabber», une sorte de grue qui extirpait le dauphin hors de l'eau en le tirant par la caudale. Cette méthode, douloureuse et dangereuse pour l'animal, est encore utilisée à l'occasion aujourd'hui.

A propos de la capture et du transport des dauphins à flancs blancs du Pacifique, Ken Ramirez (1991) du Shedd Aquarium déclarait : «Ces dauphins du Pacifique ont la réputation d'être des animaux hyperactifs et très nerveux. Il est extrêmement difficile pour eux de supporter un long transport en état d'immobilité complète ».
Depuis 1963, environ 110 dauphins de ce type ont pourtant été capturés à l'usage des delphinariums américains. 22 d'entre eux étaient encore vivants en 1995. Au moins 76 globicéphales ont été capturés depuis 1957 : deux étaient encore vivants en 1995…

Presque tous les dauphins du Pacifique et les globicéphales concernés ont été capturés dans les eaux
californiennes. Depuis 1967, des bélougas ont commencé à être capturés de manière exclusive par la firme Nanuk Enterprises, de la Baie d'Hudson, selon un protocole de capture particulièrement choquant : les spécialistes de ce mode de capture sont appelés les « cow-boys des mers froides » car ils poursuivent les baleines blanches jusqu'aux eaux de faible fond puis les chevauche et les soumettent comme dans un rodéo avec des chevaux sauvages. C'est ainsi qu'a été capturés l'un des deux bélougas du Zoo de Duisburg, décédé aujourd'hui.
Toutes les captures ont lieu durant l'été, lorsque les grands cétacés blancs se rassemblent dans les estuaires plus chauds afin de s'y nourrir. Les bélougas capturés sont âgés de 3 à 6 ans , si l'on en juge par leur taille et la couleur de leur peau. Il semble cependant que le parc marin Mystic Marine Life ait acquis un bélouga âgé de moins d'un an (Kelly, 1990). Pas moins de 67 bélougas ont été capturés pour les delphinariums des USA depuis 1961. 29 d'entre eux vivaient encore en avril 1995.


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Capture des orques
Les premières captures d'orques ont été menées de manière opportuniste et téméraire : les méthodes incluaient le harpon ( !), les filets-cerceau, les filets à seine, etc.
Les captures pratiquées dans le Nord-ouest du Pacifique supposaient que l'on guette les orques lorsqu'elles nageait dans un petit bras de mer ou une passage étroit , puis que l'on place un filet à la sortie afin de s'emparer de toute la troupe d'un coup. (Hoyt, 1992). Des explosifs telles que les « bombes à phoques » ont été occasionnellement utilisé pour mener les orques vers l'intérieur de baies peu profondes.

Eric Hoyt (1990) a décrit les réactions des orques récemment capturés dans ce genre de filets : « Ces quatre orques captives vocalisaient avec de brusques explosions de sons désespérés. C'était de puissants appels à l'aide. Ils étaient puissants. Sous l'eau, ces cris portaient au moins jusqu'à 7 miles. En surface, dans de bonnes conditions, peut-être à quelques centaines de yards ». Les techniques de captures en eaux profondes supposent qu'un animal ou plus soit encerclé dans un filet à seine en forme de poche (purse seine net).

Asper (1975) suggérait que les sub-adultes des plus grandes espèces (bélougas et orques) soient choisis entre un et cinq ans d'âge. Les premières équipes chargées de ces captures avaient tendance à relâcher les plus gros exemplaires, en ne conservant que des orques d'environ 4,8 mètres et les bébés. Selon Sigurjonsson et Leatherwood (1988), les orques d'Islande sont généralement âgées de deux ans ou même moins au moment de la capture.

Parmi celles que l'on a exportées, 27% mesuraient moins de 3 mètres ! La capture d'animaux aussi jeunes va manifestement à l'encontre des recommandations des spécialistes expérimentés. Selon le vétérinaire pour mammifères marins et «captureur de cétacés» bien connu, Jay Sweeney (1990)), « les tentatives d'enlever un jeune cétacé de moins de deux ans à sa mère provoque très fréquemment un stress intense chez cet animal. Lorsqu'ils sont enlevés avant l'âge de deux ans, les juvéniles, surtout les mâles, ont la plus grande difficulté à affronter l'environnement de la captivité et même toute vie sociale dans un nouveau groupe».

Depuis 1964, au moins 130 orques ont été capturés à l'usage des delphinariums du monde entier. Des 77 orques qui ont été capturées et importées vers les seuls établissements d'Amérique du Nord, 16 survivaient encore en 1996…


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Massacre au Japon
La presque totalité des « fausses orques » (petit cétacé sombre proche du globicéphale) maintenues à ce jour dans les aquariums américains ont été acquises au Japon, soit directement à la suite des pêches sanglantes menées sur les îles Taiji et Iki soit par l'intermédiaire des delphinariums japonais qui se fournissent eux-mêmes auprès des pêcheurs.

Le président du Marine World, Michael Demetrious (1993) a officiellement confirmé que chaque mammifère marin qui a été capturé au Japon a d'abord fait l'objet d'une chasse au rabattage (drive hunt) vers les côtes pour qu'il s'y échoue. L'industrie japonaise de la capture de cétacés est entre les mains d'unions locales de pêcheurs. Les rabattages vers les côtes ne se pratiquaient initialement qu'en octobre et avril sous le prétexte de « contrôler les prédateurs ». Les pêcheurs japonais s'imaginent en effet que c'est à cause de la présence de dauphins et baleines dans leurs eaux que la quantité de poissons disponibles diminue.
Depuis lors, une chasse constante, maintenue toute l'année, s'est développé pour approvisionner les delphinariums (Currey et al, 1990). Quelques animaux sont mis de côté et venus aux parcs marins pour quelques milliers de dollars, soit bien plus que ce que les pêcheurs pourraient obtenir de la seule viande du dauphin. (Hoyt, 1992). Les delphinariums rétorquent qu'en agissant ainsi, ils sauvent des cétacés qui, autrement, auraient été promis à la boucherie. En fait, si l'on en croit les gens de la région, ceux-ci sont au contraire encouragé à multiplier des rabattages vers les côtes, chasses qu'autrement, ils n'auraient pas menées…

Les cétacés mis de côté pour les delphinariums à partir du Japon meurent fréquemment peu après, le plus souvent durant le transport, soit du fait d'hépatites ou de désordres similaires contractés dans leurs eaux polluées d'origine, mettant ainsi en danger la santé du stock survivant aussi bien que de ceux qui les transporte. Sweeney (1986) note que certaines épidémies telles que l'érysipèle, la pasteurollose, l'hépatite, le «pseudomonas pseudomallei» ou diverses formes de mycose ont pu dévaster un stock de dauphins avec 100% de décès en moins de 48 heures »

Plus de 20 soigneurs ont du ainsi être vaccinés d'urgence contre l'hépatite lorsque deux pseudorques moururent à Sea World (San Diego) en 1986 de symptômes semblables à l'hépatite.
Le Dr Brian Joseph, alors vétérinaire clinicien dans ce delphinarium, insista pour la mise en place de ce traitement, malgré l'avis négatif des autre officiels.
Une série de trois injections de gamma globuline a été administré à l'équipe durant une période de 6 mois par le Dr Nat Rose, un docteur du secteur privé. Les frais engagés se sont élevé à plus de 1500 dollars par personne (Hall , communication personnelle).

Environ 33 pseudorques ont été capturés pour les delphinariums américains depuis 1963.
8 d'entre eux vivaient encore en 1995. Outre ces fausses orques, des espèces telles que le dauphin de Risso et de dauphins tursiops du Pacifique ont été également capturées lors de chasses-rabattages, puis exportées vers les delphinariums des USA.
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# Posté le dimanche 23 juillet 2006 08:57

Les Arguments des Delphinariums

Les Arguments des Delphinariums
1." Nos dauphins sont heureux, regardez comme ils sourient !"
Faux
Ils meurent aussi en souriant...
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2. "Les océans sont pollués et dangereux. Ici au moins, dans leur bassin, ils sont bien à l'abri !"
Faux
Baleines et dauphins évoluent dans les mers depuis des millions d'années. Il s'agit là de leur habitat naturel. La meilleure façon de régler le problème de la pollution ou des filets dérivants est de s'y attaquer directement et sûrement pas de rapatrier vers la terre tous les dauphins sauvages !
En outre, à suivre ce raisonnement, on pourrait conclure que la prison est décidément plus saine pour le humains si menacés par les dangers de la route !






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3. "Pourquoi perdre son temps avec des histoires de delphinariums, qui ne concernent qu'une poignée d'individus, alors que tous les autres dauphins meurent en mer, qu'il faudrait protéger".
Faux
Aucune association concernée par le sort des dauphins ne distinguent ces deux combats l'un de l'autre. la captivité n'est sans doute qu'un facette mineure des mauvais traitements que nous faisons subir aux cétacés, mais la sauvegarde des individus est certainement aussi essentielle que celle des populations. Hésiterait-on à sauver deux enfants birmans des pattes d'un trafiquants d'enfant, en prétextant qu'il faut d'abord rendre à toute la Birmanie la liberté et la démocratie ?


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4. "Comment osez-vous faire tant de chambard à propos de ces malheureux poissons, alors que dans le reste du monde, (au choix)
a. les Droits de l'Homme sont foulés au pied
b. Les enfants tchétchènes, éthiopiens, indiens, etc. meurent chaque jour par milliers"

Comment ?
En refusant de limiter le combat pour le respect des créatures conscientes, quelles qu'elles soient, à notre seule espèce humaine. La liberté est bonne pour tout le monde et chaque passager conscient de cette petite planète devrait pouvoir en bénéficier. La lutte pour la sauvegarde de l'environnement et de la biodiversité n'est en rien contradictoire avec les combats humanistes. Elle est même convergente et l'on peut considérer que le WWF, Amnesty International, M.S.F ou le WDCS font finalement le même travail, en faveur d'espèces tragiquement solidaires dans leur misère commune.

Par ailleurs, il est regrettable que les associations humanitaires qui nous perçoivent souvent comme des concurrents, oublient que le respect des droits de l'homme n'aurait pas de sens dans un monde où, pour leurs petits-enfants, tous les lions seraient des Rois Lions, toutes les souris des Mickeys ou tous les éléphants des Jumbos virtuels, et où ne vivraient plus le moindre animal sauvage, ni le moindre cétacé. Est-ce vraiment cela que nous voulons ? Une planète morte livrée aux hommes et aux bactéries, sous un ciel noir privé d'oxygène ? Des Pokémons dans les zoos ?



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4. "Les dauphins captifs ne peuvent être réhabilités. Ils ont perdu le souvenir de la vie en mer et de la façon d'y survivre".
Faux
De très nombreux cas de réhabilitations réussies nous prouvent au contraire que si les dauphins sont assez intelligents que pour apprendre des tours débiles dans un bassin, ils n'éprouvent certainement aucun difficulté à ré-apprendre ce qu'ils savaient déjà !
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# Posté le dimanche 23 juillet 2006 09:02

Voila la taille de ma "maison" sa vous dit de me tenir compagnie pendant le reste de votre vie ?

Voila la taille de ma "maison" sa vous dit de me tenir compagnie pendant le reste de votre vie ?

# Posté le dimanche 23 juillet 2006 09:06

Modifié le samedi 10 novembre 2007 14:26

Les mots de la désinformation

Les mots de la désinformation
1. Au delphinarium, les dauphins n'ont jamais été capturés : ils ont été "acquis".




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2. Les dauphins captifs ne vivent pas dans un bassin, mais dans un "environnement contrôlé".




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3. Les noms grotesques dont on affuble les captifs - Pepina, Iris, Stormy, Monique, etc. - les assimilent aux animaux de compagnie.
En revanche, aucun effort n'est jamais fait pour détecter leur nom réel - leur "signature sifflée" - pourtant facile à enregistrer ni pour s'en servir à l'aide d'un synthétiseur lors des shows.



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4. Les maladies sont toujours physiques comme il convient à des animaux. Aucune mention n'est jamais faite des dépressions lourdes ni des médications pharmacologiques destinées à redresser l'humeur des mères privées de leur enfant, notamment.




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5. A un journaliste qui lui demandait si les dauphins ne souffraient pas ne ne pus pouvoir plonger plus de deux ou trois mètres, Mike Ridell, le Directeur du Marineland d'Antibes répondit :
- " Pas du tout ! Vivre en surface et jouer avec des ballons est une expérience neuve pour eux et très enrichissante..."
Sauf que ce sont toujours les mêmes ballons tout au long de l'année.




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6. Fred Daman, le Directeur du Zoo, lors du départ d'Iris et d'Ivo de leur cercueil d'Anvers :
"Ils vont retrouver une vraie vie de famille à Duisburg, et de nouveaux compagnons".
Un an plus tard : des heurts continuels, deux morts, et Iris qui n'a jamais quitté son bassin latéral et se retrouve enceinte de son propre fils...




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7. Au Dolfinarium de Bruges, on annonce pendant le show :
"Les dauphins vivent environ 25 ans..."
Juste le temps d'être adulte, en somme et puis de mourir.
En mer, les vieux dauphins atteignent plus de 50 ans.




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8. A Bruges, le delphinarium est décoré par un village en planche, apparemment inspiré d'un port de mer en Floride. L'endroit se proclame "Le Village des Dauphins". Ailleurs, d'autres prisons se nomment SeaWorld, Sea Gulf, Gulf World, Marineland ou encore Paradise, tous qualificatifs qui évoquent soit la vie de famille, soit la mer libre soit encore le bonheur. Un peu comme le "Ministère de la Paix" de Georges Orwell était en fait celui de la Guerre...
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# Posté le dimanche 23 juillet 2006 09:40